Bon je met en ligne, un texte que j'ai écrit pour mon prof d'EEO de la fac...
D'après le prof ça vaut 11/20! Beaucoup d'arguments mais au final ça manque d'efficacité, il a pas tord!
L'homme est issu de la branche animale. Toutefois, les hommes ont des droits, les animaux aucun ; notre système juridique se basant sur le fait que l'homme est défini par sa capacité à analyser alors que l'animal ne réagit qu'à des stimulus. Depuis 1850 avec Grammont, l'animal est soumis à un droit de protection au sein de réserves sauvage. En 1976, 126 ans après, une loi dit qu'« il est interdit d'exercer des mauvais traitements envers les animaux domestiques ainsi qu'envers les animaux sauvages ou tenus en captivité. » Cependant, ces lois paraissent encore bien dérisoires et de nombreuses associations militent pour un droit de l'animal aussi important que le droit de l'homme comme la ligue française des droits des animaux fondée en 1977, inversement il existe aussi des militants farouches aux droits des animaux tel que l'association belge Brok qui pense que le droit des animaux se résume « naturellement [à] la loi de la nature. »
L'homme peut être le seul garant du droit des animaux, car s'ils devaient en avoir, c'est bien l'homme qui rédigerait des lois morales et c'est lui qui jugerait de ses conséquences sur le reste du monde animal. Il apparaît nécessaire sur un plan moral que l'on considère l'animal avec des droits, en effet, aujourd'hui, il apparaît clair que l'animal n'est plus vraiment un prédateur de l'homme, mais que l'homme est devenu le prédateur universel du monde animal. Les conséquences provoquées sont fortes ; si l'animal a des droits, alors son extinction peut être considérée comme un crime contre la biodiversité. Or si l'on constate d'ici une cinquantaine d'années une disparition massive qui s'avérerait à 50% des espèces selon certaines affirmations, l'homme devrait assumer sa part dans ce « génocide ».
En ce sens, j'imagine le droit des animaux tel qu'il puisse assurer leur pérennité, et ce d'autant plus que l'homme joue un rôle néfaste contre les espèces animales. C'est à dire que l'homme a selon moi, le devoir même d'assurer le maintien des espèces. Dans ce cas, l'homme doit payer pour que les espèces survivent et ce, parce qu'il est de son intérêt propre d'avoir un environnement diversifié. Si l'on donne le droit à la pérennité de l'espèce, on peut très bien conserver un droit de consommation. L'homme engagerait une sorte de pacte avec la nature, en assurant la pérennité des espèces grâce à un élevage subventionné le plus diversifié possible. De même, on peut d'ailleurs imaginer une conservation du droit de recherche sur l'animal, puisque la recherche sur l'homme existe. Ainsi donner des droits aux animaux, ne conduirait pas nécessairement à un retour en arrière, et limiterait peut-être même certains abus. Il apparaît aujourd'hui, profondément bouleversant de voir des animaux élevés ou braconnés dans l'objectif d'un luxe démesuré alors que leur quotidien est de survivre.
Génétiquement, l'animal est une mine d'or pour l'homme que la transgénèse pourrait bien mettre en avant. N'oublions pas que l'animal est notre ancêtre et que nous devrions peut-être réfléchir aussi à l'existence d'une âme chez les animaux et de sentiments qu'ils pourraient éprouver lors de maltraitances.
Dernière barrière, le droit de l'animal devrait être formalisé dans les constitutions. Certains pays du monde, sont encore dans des systèmes où l'être humain n'a aucun droit. Alors en ce sens comment caractériser celui des rats ? Voici une limite, si les animaux avaient des droits alors ils devraient être internationaux car l'animal n'est pas soumis à la notion de nationalité. Le problème principal est peut être simplement darwinien. Le symbole même de la raison, la justice, serait au profit d'animaux irraisonnés historiquement proche de nous. Un homme ayant ses droits bafoués doit-il se plaindre plus qu'un rongeur ? Je citerais Gandhi pour conclure en disant qu' « on peut juger de la grandeur d'une nation [que] par la façon dont les animaux y sont traités.» ; ceci illustrant bien le rapport entre les hommes et les animaux au sein d'une nation.